Iran

Ils ont divulgué des numéros de téléphone et des noms : piratage iranien du téléphone d’un officier israélien


Un téléphone appartenant à un officier de l’unité du porte-parole de l’armée israélienne aurait été piraté par un groupe de hackers iraniens, entraînant la divulgation de données de contact.

Selon le journal Yedioth Ahronoth, le groupe de piratage iranien « Hanzala » a publié les noms et les numéros de téléphone figurant dans le répertoire du téléphone d’un officier appartenant à l’unité du porte-parole de l’armée israélienne.

L’armée israélienne a indiqué que l’intrusion aurait eu lieu il y a environ six mois, mais que les informations n’ont été largement diffusées sur les réseaux sociaux que récemment.

Elle a également évoqué la possibilité qu’un autre appareil appartenant à un membre de l’unité ou à l’un de ses services ait également été compromis, selon ce qu’a rapporté Yedioth Ahronoth.

Ce que les pirates ont publié

Dans des publications diffusées sur les plateformes X et Instagram, le groupe a partagé des données de contact volées à partir de l’appareil, notamment des noms complets et des numéros de téléphone.

Les pirates ont également publié divers textes, comprenant des analyses liées à l’évaluation de la situation médiatique.

Dans l’un de leurs messages, ils ont affirmé avoir piraté des comptes liés à « l’armée » et obtenu des informations, notamment des numéros de téléphone et des détails concernant des « espions » présents dans des pays appartenant à ce qu’ils appellent « l’axe de la résistance ».

Message interne et mesures de sécurité

À la suite de cet incident, un message interne circulant entre les commandants de l’unité a indiqué que « le groupe de hackers iraniens Hanzala a piraté le téléphone d’un membre de l’unité il y a environ six mois et que tous les numéros de téléphone enregistrés sur l’appareil ont désormais été publiés ».

Le message contenait également des instructions visant à prévenir des incidents similaires. Les membres ont été invités à ne pas répondre aux appels provenant de numéros inconnus, à ne pas cliquer sur des liens suspects et à bloquer tout contact provenant de sources non identifiées.

Les commandants ont en outre été invités à examiner le fichier divulgué afin de déterminer si certains membres de leur personnel y figuraient et à s’assurer qu’ils sont informés des procédures de sécurité correspondantes.

Position de l’armée israélienne

Dans une déclaration au site Yedioth Ahronoth, une ancienne soldate de l’unité dont les données ont été publiées par les pirates a affirmé que personne de l’unité du porte-parole de l’armée ne l’avait contactée pour l’informer de l’incident.

Elle a ajouté avoir pris contact avec la Direction nationale israélienne de la cybersécurité, indiquant qu’on lui avait confirmé que l’affaire était connue des autorités compétentes.

En réponse, l’armée israélienne a déclaré que l’incident faisait actuellement l’objet d’un examen et que les vérifications préliminaires suggèrent qu’il s’agit d’un ancien incident remis en circulation, et non d’un piratage récent.

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