Moyen-Orient

Guerre entre Israël et le Hezbollah : inquiétude onusienne et appel européen


Alors que l’Organisation des Nations unies exprime son inquiétude face au risque d’un conflit prolongé entre Israël et le Hezbollah, des pays européens ont appelé les deux parties à « cesser les actions militaires ».

Jeudi, le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires, Tom Fletcher, a fait part de son inquiétude quant à la possibilité que le conflit dans le sud du Liban entre Israël et le Hezbollah se prolonge.

S’exprimant dans un message vidéo depuis la Syrie, après une brève visite au Liban, Fletcher a déclaré : « Une impression très décourageante m’a saisi — et je pense que de nombreuses personnes au Liban la partagent — un sentiment de désespoir, de frustration et d’inquiétude ».

Il a poursuivi : « Il existe un sentiment que ce conflit pourrait devenir un conflit de longue durée », réaffirmant l’existence d’un « risque réel » consistant en « l’occupation de nouveaux territoires dans le sud du Liban ».

Il a également exprimé sa « profonde inquiétude quant à la cohésion nationale » au Liban, soulignant « la nécessité pour toutes les parties libanaises de faire front commun à ce moment critique, alors que des communautés entières sont déplacées ».

Plus tôt jeudi, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a menacé le Hezbollah et son secrétaire général, Naim Qassem, de leur faire payer « un prix très élevé » pour l’intensification de leurs attaques durant la fête juive de Pessa’h.

Dans un message vidéo, Katz a déclaré : « J’ai un message clair pour Naim Qassem : vous et vos partenaires paierez un prix très élevé pour avoir intensifié les tirs de roquettes contre des civils israéliens alors qu’ils se rassemblent pour célébrer le Seder », le dîner traditionnel de la Pâque juive.

Cet avertissement est intervenu après l’annonce par le Hezbollah d’une série d’attaques à la roquette contre le nord d’Israël tard mercredi soir et à l’aube jeudi, coïncidant avec le début des célébrations de Pessa’h par les Israéliens juifs.

Inquiétude européenne

Le même jour, 18 pays européens ont appelé Israël et le Hezbollah à cesser les combats, alors que la guerre entre eux entrait dans son deuxième mois, des responsables israéliens réaffirmant leur intention d’établir une « zone de sécurité » dans le sud du Liban.

Un communiqué conjoint des ministres des Affaires étrangères de ces pays — notamment l’Italie, l’Espagne, la Belgique, la Pologne et l’Irlande — indique : « Les opérations militaires israéliennes au Liban et les attaques du Hezbollah doivent cesser ».

Le communiqué ajoute : « Nous exhortons Israël à respecter pleinement la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban, et appelons toutes les parties, le Hezbollah comme Israël, à mettre fin aux actions militaires ».

Le Liban a été entraîné dans la guerre en cours contre l’Iran lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël le 2 mars dernier, affirmant qu’il s’agissait d’une riposte à la mort du guide iranien Ali Khamenei au premier jour de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran.

Israël réplique par de vastes frappes aériennes au Liban et déploie des forces terrestres dans les zones méridionales proches de sa frontière.

Le bilan des frappes israéliennes au Liban depuis environ un mois de guerre avec le Hezbollah dépasse les 1 300 morts, selon les informations communiquées mercredi par le ministère de la Santé.

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