Guerre contre l’Iran au 21e jour : bombardements et hémorragie au sein des dirigeants
Israël mène des frappes contre l’Iran, dont la direction serait « en voie d’anéantissement » selon Benjamin Netanyahou, tandis que Téhéran affirme poursuivre la fabrication de missiles malgré la guerre.
Lors d’une conférence de presse télévisée, le Premier ministre israélien a déclaré que son pays « est en train de gagner, tandis que l’Iran est en train d’être anéanti », affirmant que l’Iran ne dispose plus d’aucune capacité d’enrichissement de l’uranium ni de production de missiles balistiques.
Il a également exprimé sa conviction que « cette guerre se terminera plus rapidement que ne le pensent les gens », sans toutefois préciser d’échéance.
Cependant, les Gardiens de la révolution iraniens ont indiqué vendredi que Téhéran poursuit la production de missiles en dépit du conflit.
L’agence de presse Fars a rapporté, citant les Gardiens de la révolution : « Notre industrie des missiles fonctionne de manière remarquable… il n’y a aucune inquiétude à cet égard, car même en temps de guerre, nous continuons à produire des missiles. »
Le même jour, les Gardiens de la révolution ont annoncé la mort de leur porte-parole, Ali Mohammad Naeini, lors de frappes américano-israéliennes.
Un communiqué publié sur leur site officiel précise que Naeini a été tué lors d’une attaque menée à l’aube par Israël et les États-Unis.
Au vingt et unième jour du conflit, les déclarations de Netanyahou ont contribué à rassurer les marchés.
Les bombardements se poursuivent sur plusieurs fronts dans ce conflit qui a pris une dimension régionale, éclatant un vendredi marqué à la fois par la célébration de Norouz, le Nouvel An persan en Iran, et par l’Aïd al-Fitr dans la majorité des pays musulmans.
De son côté, l’Iran a annoncé que le samedi correspondait au premier jour de l’Aïd al-Fitr.
Un « cadre onusien » pour le détroit d’Ormuz
Dans un contexte où les développements pèsent lourdement sur l’économie, les dirigeants de l’Union européenne ont appelé jeudi soir, à l’issue d’un sommet à Bruxelles, à une trêve des frappes visant les installations énergétiques et hydrauliques, exhortant les parties à faire preuve de « la plus grande retenue ».
À la suite d’un appel américain resté sans réponse significative, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon ont annoncé jeudi leur « disposition à contribuer », en temps voulu, aux efforts visant à sécuriser la navigation dans le détroit stratégique d’Ormuz, essentiel à l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz, et dont la circulation est perturbée par l’Iran depuis le début de la guerre.
Toutefois, cette contribution ne sera envisagée qu’après la cessation des hostilités. Le président français Emmanuel Macron a évoqué, à cet égard, la mise en place d’un « cadre onusien » pour une telle mission.
