Escalade de la confrontation américaine avec les Frères musulmans : des mouvements législatifs et judiciaires accélérés
La scène politique et juridique aux États-Unis a connu de nouveaux développements dans la confrontation avec les Frères musulmans, où les efforts législatifs et judiciaires s’intensifient, dans ce que Washington décrit comme une réponse à des menaces idéologiques et sécuritaires dépassant la sphère locale américaine.
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Les États-Unis encerclent la branche libanaise des Frères musulmans par les sanctions les plus sévères : qui est al-Jamaa islamiya ?
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Les États-Unis et la désignation des Frères musulmans comme organisation terroriste… Trois étapes nécessaires pour renforcer la démarche
Les initiatives du Congrès américain connaissent une escalade sans précédent, avec la création d’un bloc parlementaire républicain intitulé « America Free of Sharia », regroupant plus de 30 députés de différents États, qui réclame des restrictions légales contre ce qu’ils considèrent comme une « idéologie radicale » diffusée à travers des institutions et associations civiles.
Selon les sources américaines, les membres de ce bloc établissent un lien entre certaines institutions islamiques aux États-Unis et les objectifs des Frères musulmans, et demandent la tenue d’auditions officielles pour examiner ce qu’ils qualifient de « pénétration idéologique ».
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La décision du Texas de classer les Frères musulmans et CAIR comme organisations terroristes : un tournant américain majeur redessinant la carte de l’islam politique à l’intérieur des États-Unis
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Le Texas entre sécurité et droits : la décision d’Abbott contre les Frères musulmans et le CAIR ouvre un nouveau chapitre aux États-Unis
Parallèlement aux dimensions législatives, des initiatives judiciaires et sécuritaires sont en cours dans plusieurs États, en tête desquels le Texas, où le procureur général a intenté une action en justice pour interdire les activités du Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) au sein de l’État, l’accusant d’être « une façade liée aux Frères musulmans ».
Dans un contexte similaire, le gouverneur de l’État avait précédemment classé à l’échelle locale les Frères musulmans et le CAIR comme « organisations terroristes étrangères », tout en appelant à retirer le statut d’organisation à but non lucratif du CAIR et à suspendre son financement.
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Négation de filiation : le spectre de l’interdiction secoue les Frères musulmans aux États-Unis et en Europe
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Les Frères musulmans aux États-Unis sous pression… Que se passe-t-il ?
Ces développements interviennent dans le cadre d’un plan plus large au niveau fédéral, qui, en janvier 2026, a inclus les branches des Frères musulmans en Égypte, au Liban et en Jordanie sur les listes mondiales du terrorisme, par décision des départements américains du Trésor et d’État, sur la base d’allégations de soutien matériel à des groupes tels que le Hamas.
Cette décision fait partie d’une stratégie plus vaste visant à restreindre les ressources du mouvement et à empêcher ce que Washington considère comme un soutien à des mouvements « menaçant la stabilité des partenaires des États-Unis au Moyen-Orient ».
Des porte-parole des Frères musulmans ont affirmé qu’ils chercheraient à utiliser les voies légales pour contester ces décisions et rejeter les accusations portées contre eux, estimant que nombre de ces mesures sont davantage politiques que sécuritaires.
