En 2026… Dossiers en suspens à l’agenda extérieur de Trump
Le président américain Donald Trump a passé l’année 2025 à jouer le rôle de « faiseur de paix », mais de nombreux dossiers de politique étrangère complexes resteront en suspens pour la nouvelle année.
Tout au long de 2025, Trump a cherché à consolider son image de médiateur, mais la réalité révèle l’existence de crises internationales non résolues, qui devraient se poursuivre en 2026.
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Durant la première année de son second mandat, Trump a consacré une part importante de son temps à tenter de mettre fin à des conflits internationaux majeurs, intensifiant ses efforts diplomatiques avec des dirigeants mondiaux tels que le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président russe Vladimir Poutine, afin de résoudre les crises en Ukraine et à Gaza.
L’administration Trump affirme que ces démarches s’inscrivent dans la ligne de « l’Amérique d’abord » et visent à servir les intérêts américains tout en renforçant la stabilité mondiale.
Cependant, les critiques, y compris au sein du Parti républicain, estiment que ce focus à l’étranger se heurte aux priorités des électeurs américains, centrés sur les questions économiques et sociales quotidiennes, d’autant plus que les élections législatives de mi-mandat approchent en 2026, selon Politico, qui a dressé la liste des principaux dossiers en suspens pour la nouvelle année.
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Ukraine
Le dossier principal reste la guerre en Ukraine, qui entre dans sa quatrième année.
Malgré les tentatives de médiation de Trump entre Moscou et Kiev, la Russie adopte des positions strictes, refusant un cessez-le-feu avant un accord global, et poursuivant ses attaques par drones et missiles, tandis que Kiev refuse de céder des territoires ou de renoncer à son objectif d’adhésion à l’OTAN.
La région orientale du Donbass reste le nœud central des négociations, la Russie exigeant un contrôle total, tandis que l’Ukraine propose des compromis, tels que la transformation de certaines zones en région démilitarisée à statut économique spécial.
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Gaza
Le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza rencontre des difficultés concrètes.
Bien que Trump ait réussi à obtenir une trêve réduisant les combats après deux ans de guerre, la mise en œuvre des étapes suivantes de l’accord se heurte à des obstacles majeurs.
Le principal obstacle demeure le désarmement du Hamas, que le mouvement refuse, affirmant son droit à la « résistance armée ». L’idée de déployer une force internationale pour stabiliser Gaza après le retrait israélien n’a pas trouvé suffisamment de soutien des États concernés.
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Amérique latine
Trump a intensifié la pression sur le régime du président vénézuélien Nicolás Maduro, une approche qui a suscité la controverse aux États-Unis.
Des opérations militaires ciblant des infrastructures liées au trafic de drogue, ainsi qu’un blocus économique et des sanctions sévères, ont été mises en œuvre, et Trump a laissé entendre que l’option militaire n’était pas exclue.
Cette stratégie a provoqué des divisions au sein du mouvement « America First », certains craignant que la chute de Maduro ne déstabilise la région et n’entraîne Washington dans un conflit prolongé. Les sondages montrent que la majorité des Américains s’opposent à toute intervention militaire directe au Venezuela.
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Iran
De nombreux observateurs craignent une escalade après les frappes américano-israéliennes visant des installations nucléaires et des programmes de missiles balistiques iraniens en juin 2026.
Bien que Trump ait alors annoncé « la fin » des capacités nucléaires iraniennes, des rapports indiquent que l’Iran tente de reconstruire son programme, ouvrant la porte à un nouveau conflit potentiel.
Ce dossier constitue une source de tension au sein de la base électorale de Trump, car beaucoup de ses partisans s’opposent à un engagement américain profond au Moyen-Orient et craignent une nouvelle guerre ouverte.
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Chine
Malgré un apaisement temporaire avec la Chine résultant d’une trêve commerciale d’un an, celle-ci reste fragile et susceptible de s’effondrer à tout moment.
Des doutes subsistent à Washington quant à l’engagement de Pékin à respecter ses promesses, qu’il s’agisse de limiter l’exportation de précurseurs de fentanyl ou d’acheter des produits agricoles américains.
D’autres questions stratégiques, comme Taïwan, suscitent également une inquiétude croissante, avec une montée en puissance militaire chinoise et des exercices simulant le siège de l’île, tandis que les réactions américaines considèrent la Chine comme une menace majeure pour la stabilité régionale.
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En somme, la politique étrangère de Trump combine son désir de laisser un héritage historique en tant que faiseur de paix et la réalité complexe de la gestion simultanée de crises multiples.
Ainsi, 2026 représente un double défi pour le président américain : continuer à jouer un rôle actif sur la scène internationale sans subir de coût politique interne, alors que les préoccupations économiques des Américains augmentent et que leur appétit pour des aventures étrangères longues et coûteuses diminue.
