Des Frères musulmans infiltrent les universités françaises : mise en garde contre un risque croissant et une fenêtre vers le financement
Une vive controverse secoue les universités en France après l’élection d’un représentant de « Musulmans étudiants de France », présenté comme lié aux Frères musulmans, au sein du Conseil national des œuvres universitaires et scolaires.
Le syndicat Union nationale interuniversitaire, l’un des principaux syndicats en France, a estimé que cette évolution constituait une nouvelle « infiltration » au sein des universités, mettant en garde contre d’éventuelles répercussions sur les décisions étudiantes et les services publics.
La radio française Europe 1 a indiqué : « La polémique s’est intensifiée après l’élection d’un membre de ce que l’on appelle “Musulmans étudiants de France”, considéré comme proche de l’organisation des Frères musulmans, au sein du Conseil national des œuvres universitaires et scolaires, la plus haute instance représentative des étudiants en France. »
La station a précisé que « Musulmans étudiants de France » est considérée comme une organisation proche du courant islamiste, notamment des Frères musulmans, ce qui pourrait influer sur de nombreuses décisions au sein des universités.
La radio a également cité le militant étudiant français Baptiste Gilli, qui a déclaré : « Ce sont des organisations liées aux Frères musulmans. »
Un responsable du syndicat Union nationale interuniversitaire a ajouté : « Lorsque de telles organisations obtiennent des représentants élus, elles peuvent promouvoir leur agenda idéologique et imposer des orientations qui ne sont pas conformes aux valeurs de la République, telles que des tendances séparatistes. »
Selon Europe 1, l’obtention d’un siège au sein du Conseil national des œuvres universitaires et scolaires signifie disposer d’une voix dans la définition des orientations, ainsi que d’un accès au financement public.
Baptiste Gilli a expliqué : « Cette organisation pourra influencer les décisions au sein du Conseil national, et par conséquent au sein des centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires, c’est-à-dire tout ce qui touche à la vie quotidienne des étudiants : les bourses, le logement universitaire et les services de restauration dans les restaurants universitaires. »
Il a poursuivi : « La gauche radicale est pleinement complice, car elle permet que cela se produise, et utilise même la même stratégie d’entrisme pour renforcer son influence. Les deux parties avancent ainsi vers une influence accrue au sein des universités. »
De son côté, le journal Le Figaro a rapporté qu’une nouvelle controverse a éclaté après l’élection d’un membre de « Musulmans étudiants de France » au sein des centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires.
Le syndicat Union nationale interuniversitaire avait déjà mis en garde contre le risque de l’entrisme des Frères musulmans dans les universités. Le 2 avril, il avait déclaré que « l’islam politique s’étend au sein des centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires grâce à une alliance opportuniste avec deux organisations de la gauche radicale ».
Ces derniers mois, la prise de conscience du risque lié aux Frères musulmans s’est accrue en France, parallèlement à des initiatives politiques et législatives croissantes visant le groupe, notamment un rapport gouvernemental avertissant de la menace qu’il représentait pour la société, ainsi que des appels à son inscription sur les listes européennes des organisations terroristes.
