Comment l’algorithme de la mort aurait tracé la trajectoire du plus grand assassinat de l’histoire d’Israël ?
Le journal Israel Hayom révèle de nouveaux détails sur une opération d’assassinat visant Ali Khamenei dans le cadre d’un dispositif technique complexe reposant sur l’intelligence artificielle pour suivre et analyser les déplacements du dirigeant iranien.
Quelques semaines après l’annonce de l’élimination du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, le journal Israel Hayom a révélé de nouveaux détails sur une opération décrite comme l’une des plus complexes de l’histoire d’Israël, soulignant qu’elle s’est appuyée sur une combinaison avancée de renseignement, de technologie et d’intelligence artificielle.
Selon ces nouvelles informations rapportées par le journal, Khamenei avait pris, à la veille de l’opération, des mesures de sécurité strictes, évitant les rencontres avec des personnalités extérieures à son cercle restreint et réduisant au minimum ses apparitions et déplacements, conscient d’être une cible directe.
En parallèle, la Direction du renseignement militaire a constitué une équipe spéciale regroupant le département de recherche et des unités spécialisées, dont l’Unité 8200 chargée du renseignement électronique, l’Unité 9900 spécialisée dans le renseignement satellitaire, ainsi que le département des opérations, dans le cadre d’une coordination sans précédent entre les différentes branches.
Le journal indique que l’équipe est parvenue à imposer une surveillance continue des téléphones portables utilisés au sein du cercle proche de Khamenei, ainsi qu’à infiltrer un réseau de caméras connectées à Internet à l’intérieur de l’Iran, ce qui a permis de construire une image précise de sa routine quotidienne et de ses schémas de déplacement.
Ces données ont été intégrées dans un système secret fondé sur l’intelligence artificielle, chargé de les analyser et de les décoder, permettant ainsi de prévoir ses itinéraires probables. Le journal cite des sources informées affirmant qu’« une méthode flexible » a été développée, permettant d’exécuter la frappe en plusieurs lieux simultanément, quel que soit le trajet que pourrait emprunter la cible.
Selon le rapport, l’opération a atteint son point culminant le 28 février à 8 h 15, heure locale, lorsqu’une coordination conjointe entre les services de renseignement et l’armée de l’air a confirmé la présence de Khamenei dans un vaste complexe à Téhéran, en compagnie de plusieurs hauts responsables du système sécuritaire.
Des frappes simultanées ont alors été menées contre trois sites différents au même moment, dans une opération éclair qui n’a duré qu’environ 40 secondes, au cours de laquelle 40 munitions guidées de haute précision ont été utilisées, entraînant, selon cette version, la mort d’environ 40 hauts responsables iraniens.
Ces éléments indiquent que l’opération a été conçue pour provoquer une paralysie immédiate du système de commandement et de contrôle, en visant simultanément les centres décisionnels, dans ce que la terminologie militaire désigne comme des frappes de « décapitation ».
Dans une évaluation interne, le renseignement militaire a décrit Khamenei comme « une personnalité intransigeante refusant les compromis », soulignant qu’il dirige l’Iran depuis 1989 à travers un système centralisé dans lequel il a renforcé ses pouvoirs tout en affaiblissant les centres de décision concurrents.
Le rapport lui attribue également un rôle central dans ce qui est appelé le « cercle de feu » régional, notamment par le soutien au Hezbollah, ainsi que par l’adoption de positions fermes sur le dossier nucléaire.
S’agissant des répercussions de l’opération, le journal évoque la nomination de son fils, Mojtaba Khamenei, pour lui succéder, dans un contexte de confusion au sein des institutions du pouvoir, selon des sources du renseignement israélien.
Un responsable militaire cité indique que « le système construit par Khamenei fait face à des difficultés de coordination entre ses centres », faisant état d’une incertitude quant aux mécanismes de prise de décision à l’heure actuelle.
Il n’a pas été possible de vérifier indépendamment ces informations, qui s’inscrivent dans une narration israélienne des événements, et aucun commentaire officiel immédiat n’a été émis par les autorités iraniennes au sujet de ce rapport.
Ces éléments mettent en lumière le rôle croissant des technologies avancées dans les conflits modernes, notamment en ce qui concerne les opérations de précision visant les centres de commandement, dans un contexte de divergences de récits quant à la nature de ce qui s’est produit et à ses répercussions potentielles sur les équilibres régionaux.
