Après l’interdiction des Frères musulmans, le Texas s’en prend au Hamas
Après avoir porté un coup sévère aux Frères musulmans en prononçant leur interdiction, l’État du Texas s’attaque désormais aux organisations soutenant le mouvement Hamas.
Le procureur général du Texas, Ken Paxton, a annoncé que l’État se joindrait à la Virginie et à l’Iowa pour déposer un mémoire juridique contre l’organisation à but non lucratif « American Muslims for Palestine » (AMP) et d’autres entités qu’il a qualifiées d’« extrémistes », dans le but de « lutter contre le terrorisme du Hamas », selon le site du journal américain The Examiner.
Paxton a déclaré sur son compte sur la plateforme X que « les groupes terroristes extrémistes comme le Hamas doivent être éradiqués et démantelés, y compris leurs ramifications locales de soutien ».
Il a ajouté : « Le terrorisme repose sur des réseaux et des intermédiaires complexes, et la loi doit s’appliquer à ceux qui fournissent sciemment un soutien matériel. Mon bureau continuera de défendre les Américains gravement touchés par le terrorisme et de garantir que les responsables rendent des comptes conformément à la loi ».
En novembre dernier, le Texas a engagé des actions juridiques plus fermes contre des organisations que des chercheurs et des agences de maintien de l’ordre affirment depuis longtemps faire partie d’un réseau de soutien local au Hamas aux États-Unis.
Le 18 novembre dernier, le gouverneur Greg Abbott a annoncé la désignation des Frères musulmans et du Council on American-Islamic Relations (CAIR) comme organisations terroristes.
Un mois après cette décision, Paxton a déposé une requête afin de défendre cette désignation devant les tribunaux, en réponse à une plainte déposée par des sections du CAIR à Dallas–Fort Worth et à Austin.
Paxton avait alors déclaré : « Mon bureau continuera de défendre la déclaration légale et fondée du gouverneur selon laquelle le CAIR est une organisation terroriste étrangère, ainsi que le droit du Texas à se protéger contre des organisations ayant des liens documentés avec des mouvements extrémistes étrangers ».
Dans son communiqué le plus récent, le bureau de Paxton a indiqué que, le 8 octobre 2023, soit un jour après l’attaque du Hamas contre le sud d’Israël, les groupes AMP et National Students for Justice in Palestine (NSJP) avaient annoncé faire « partie » de « l’Intifada de l’unité » sous la « direction unifiée » du Hamas.
Le communiqué précise que « des victimes du terrorisme du Hamas ont intenté des poursuites contre des groupes extrémistes en vertu de la loi fédérale de lutte contre le terrorisme. Le dépôt du mémoire juridique par le procureur général Paxton vise à soutenir les victimes et à garantir que les soutiens du terrorisme soient tenus pour responsables ».
Il souligne également que toutes les organisations ayant reconnu soutenir le Hamas, que ce soit moralement ou matériellement, doivent être tenues responsables.
L’an dernier, le procureur général de Virginie, Jason Miyares — dont le nom figure en tête du mémoire — a cherché à contraindre l’organisation AMP à révéler ses sources de financement, ce qu’un juge a ordonné le 9 mai dernier.
Selon le même rapport, les organisations AMP et NSJP n’ont pas commencé leur soutien matériel au Hamas le 8 octobre 2023, mais l’auraient assuré pendant des décennies, soit par l’intermédiaire de leurs structures actuelles, soit via des entités antérieures.
