Dans les plus brefs délais… La Serbie recommande à ses ressortissants de quitter l’Iran
La Serbie a recommandé à ses ressortissants présents en Iran de « quitter le pays dans les plus brefs délais » en raison du « risque de détérioration de la situation sécuritaire », sur fond de possibilité de frappes américaines.
Aux premières heures de samedi, le ministère serbe des Affaires étrangères a publié sur son site officiel et sur les réseaux sociaux un message indiquant que « compte tenu de l’escalade des tensions et des risques de dégradation de la situation sécuritaire, nous recommandons à tous les citoyens de la République de Serbie se trouvant en Iran de quitter le pays dans les plus brefs délais ».
La Serbie avait déjà appelé, à la mi-janvier, ses ressortissants à quitter l’Iran et à éviter de s’y rendre.
Vendredi, l’Iran a annoncé son intention de préparer un projet d’accord concernant son programme nucléaire, qu’il entend soumettre aux États-Unis « dans un délai de deux à trois jours », alors que le président américain Donald Trump menace d’éventuelles actions militaires à son encontre.
À l’issue d’un cycle de discussions tenu en début de semaine et alors que le déploiement militaire américain dans la région se poursuit, Donald Trump a accordé jeudi à l’Iran un délai maximal de quinze jours pour conclure « un accord viable », faute de quoi il s’exposait à « de graves conséquences ».
Vendredi, le porte-avions américain Gerald R. Ford, le plus grand au monde, a été aperçu entrant en mer Méditerranée, dans le contexte d’un renforcement du dispositif militaire ordonné par Donald Trump, laissant présager la possibilité d’une frappe contre l’Iran.
L’Agence France-Presse a diffusé une photographie du navire franchissant le détroit de Gibraltar, qui sépare l’océan Atlantique de la mer Méditerranée, image prise depuis Gibraltar.
