Le Hezbollah saigne à l’est… le président libanais appelle à la fin des frappes
L’hémorragie du Hezbollah au Liban se poursuit avec la perte de huit de ses membres, dont un cadre, tandis que le président Joseph Aoun a condamné les frappes israéliennes continues.
Samedi, une source au sein du parti a déclaré à l’Agence France-Presse que les frappes israéliennes dans l’est du Liban avaient fait huit morts parmi les membres du groupe.
De son côté, l’armée israélienne a affirmé avoir ciblé des positions du Hezbollah dans la région de Baalbek, dans la plaine de la Bekaa.
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Aoun réagit
Commentant ces développements, le président libanais Joseph Aoun a condamné samedi les frappes israéliennes meurtrières ayant visé vendredi l’est et le sud du pays. Par ailleurs, un député du Hezbollah a appelé à la suspension des réunions de la commission de surveillance du cessez-le-feu entre Israël et le parti.
Dix personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans la plaine de la Bekaa, à l’est, et deux autres dans le camp de réfugiés palestiniens d’Aïn el-Héloué, au sud.
L’armée israélienne a annoncé avoir ciblé des « centres de commandement » appartenant au Hezbollah et au mouvement palestinien Hamas.
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Dans un communiqué, Aoun a déclaré que ces attaques constituaient « un acte d’agression caractérisé visant à faire échouer les efforts et démarches diplomatiques entrepris par le Liban auprès des pays frères et amis, en premier lieu les États-Unis d’Amérique, afin de consolider la stabilité et de mettre fin aux actes hostiles israéliens contre le Liban ».
Israël poursuit des frappes régulières contre le Liban malgré l’accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024, après plus d’un an de guerre avec le Hezbollah. L’État hébreu affirme généralement viser le Hezbollah, mais cible parfois également le Hamas.
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Pertes dans les rangs dirigeants
Le Hezbollah a annoncé la mort de l’un de ses commandants lors d’une des frappes sur la Bekaa vendredi.
Le député du parti, Rami Abou Hamdan, a déclaré samedi que le Hezbollah n’accepterait pas « que l’autorité adopte une posture d’analyste politique en affirmant qu’il s’agit de frappes israéliennes auxquelles nous sommes habitués ».
Il a appelé le gouvernement à suspendre ses réunions avec la commission de surveillance du cessez-le-feu, composée des États-Unis, de la France, du Liban, d’Israël et des Nations unies, « jusqu’à ce que l’ennemi mette fin à ses agressions ».
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La commission doit se réunir la semaine prochaine.
En début de semaine, le gouvernement libanais avait annoncé que l’armée bénéficierait d’un délai de quatre mois, renouvelable, pour mettre en œuvre la deuxième phase de son plan visant à désarmer le Hezbollah, sorti affaibli du conflit avec Israël.
Israël a toutefois critiqué les progrès accomplis par l’armée libanaise, les jugeant insuffisants.
