L'Europe

Élections britanniques : comment les Frères musulmans tentent d’utiliser les mosquées pour favoriser le Parti travailliste


Une vague massive de critiques et d’accusations a été dirigée contre le groupe des Frères musulmans via la plateforme X, accusant l’organisation d’ingérence directe dans la politique britannique et d’influencer les élections à travers le Parti travailliste et des organisations islamiques locales.

Selon une veille menée par Hefryat, les publications liant le Premier ministre Keir Starmer aux Frères musulmans se sont multipliées sur la plateforme. Des internautes ont accusé le Parti travailliste de « vendre son âme » à l’organisation afin d’assurer ce qu’ils ont qualifié de « bloc musulman » dans les circonscriptions clés lors des élections prévues en mai prochain.

Des activistes ont également ironisé sur les messages officiels de félicitations au Royaume-Uni à l’occasion des fêtes religieuses, les considérant comme une tentative évidente de courtiser les réseaux d’influence affiliés au groupe.

Des comptes britanniques ont suscité un large débat concernant l’utilisation des mosquées comme centres de vote pour les prochaines élections locales, en visant directement le Conseil musulman britannique (MCB) comme le visage du mouvement des Frères musulmans au Royaume-Uni. Certains comptes ont publié des avertissements appelant les députés à rester vigilants face à ce qu’ils décrivent comme une « infiltration des Frères musulmans » dans le système électoral sous couvert d’activités communautaires.

Des publications ayant reçu des milliers de mentions « j’aime » ont souligné que les Frères musulmans fourniraient désormais des « conseils » au ministère de l’Intérieur et au gouvernement britannique, avertissant que cette influence placerait le Royaume-Uni dans une position de « perdant » sur le plan sécuritaire et politique. Ces publications ont également mentionné que le groupe s’appuie sur certains députés pour faire passer son agenda, notamment dans des zones comme Manchester et Gorton.

Cette mobilisation numérique intervient dans un contexte de pression exercée par des partis de droite, tels que Reform UK, pour que les Frères musulmans soient officiellement classés comme organisation terroriste à Londres.

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