Une deuxième porte-avions vers le Moyen-Orient… Pression américaine avant une décision avec l’Iran

Le Pentagone s’apprête à déployer un deuxième groupe aéronaval de porte-avions au Moyen-Orient, dans une décision qui pourrait être ordonnée dans les prochaines heures, selon des responsables américains cités par le Wall Street Journal.
D’après trois responsables américains, le département de la Défense a demandé à un second groupe aéronaval de se tenir prêt à être déployé dans la région. L’un d’eux a indiqué que la décision « pourrait être prise dans les prochaines heures », bien qu’aucune directive officielle n’ait encore été émise par le président américain Donald Trump.
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Le journal précise que le porte-avions pressenti pour un déploiement dans les deux semaines à venir, probablement depuis la côte Est, est l’USS George H. W. Bush, actuellement en exercice au large des côtes de la Virginie. Ces entraînements pourraient être accélérés en vue de son déploiement.
Un autre porte-avions, l’USS Abraham Lincoln, ainsi que son groupe aéronaval comprenant des avions de combat, des missiles Tomahawk et des navires de soutien militaire, est déjà déployé au Moyen-Orient.
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Négociations ou « mesure extrêmement sévère »
Ce mouvement militaire intervient dans un contexte d’escalade verbale de la part de Donald Trump, qui a déclaré dans des entretiens médiatiques être prêt à attaquer l’Iran si les négociations en cours avec Téhéran échouent.
Dans une interview accordée à la chaîne israélienne Channel 12, Trump a affirmé : « Soit nous parvenons à un accord, soit nous devrons faire quelque chose d’extrêmement sévère, comme la dernière fois », ajoutant que les États-Unis disposent « d’une flotte navale qui se dirige vers la région, et qu’une autre pourrait suivre ».
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Dans un autre entretien, il a indiqué qu’il « envisageait » l’envoi d’un deuxième groupe aéronaval, soulignant que l’Iran est cette fois « plus sérieux » dans les négociations en raison de la menace militaire en cours.
Les États-Unis ont récemment repris les négociations avec l’Iran à Oman, pour la première fois depuis la guerre de douze jours en juin dernier. Toutefois, des points de désaccord persistent, notamment concernant l’enrichissement de l’uranium et le programme balistique iranien.
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Rencontre Trump–Netanyahou… Coordination sans décision définitive
Parallèlement, Trump a tenu une réunion à huis clos à la Maison-Blanche avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Il s’agissait de leur septième rencontre depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025.
À l’issue de la réunion, Trump a écrit sur sa plateforme Truth Social : « Rien de décisif n’a été arrêté, si ce n’est que j’ai insisté pour poursuivre les négociations avec l’Iran afin de voir s’il est possible de conclure un accord. »
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Il a ajouté que l’Iran « avait précédemment choisi de ne pas conclure d’accord et avait subi une frappe de minuit », estimant qu’« il existe une véritable paix au Moyen-Orient ».
De son côté, un communiqué du bureau de Netanyahou a indiqué que la réunion avait porté sur les négociations avec l’Iran, la situation dans la bande de Gaza, les évolutions régionales, ainsi que sur « les besoins sécuritaires d’Israël » dans le cadre de tout accord éventuel.
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Escalade militaire et voie diplomatique
Malgré un ton menaçant, Trump a laissé la porte ouverte à une solution diplomatique, évoquant la possibilité de parvenir à « un excellent accord » avec l’Iran, à condition qu’il porte sur son programme nucléaire et, éventuellement, sur son arsenal balistique.
Cependant, des estimations à Washington et à Tel-Aviv soulignent la difficulté d’aboutir à un accord global, Téhéran restant attaché à son droit à l’enrichissement de l’uranium et refusant d’inclure d’autres dossiers dans les négociations.
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