Kiev sous les bombardements… Zelensky appelle à accentuer la pression sur la Russie et fixe des conditions pour les élections
La capitale ukrainienne, Kiev, a été visée à l’aube de jeudi par une attaque de missiles russes, selon l’annonce du chef de l’administration militaire de la ville, Tymour Tkatchenko.
Dans un message publié sur l’application Telegram, Tkatchenko a indiqué que l’attaque s’était produite tôt dans la matinée, tandis qu’un témoin de l’agence Reuters a fait état de fortes explosions entendues dans différents quartiers de la capitale. Il a ajouté qu’« au moins une personne a été blessée dans une banlieue orientale », selon un bilan provisoire.
Dans le même contexte, le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a confirmé que plusieurs bâtiments avaient été touchés lors du bombardement visant la capitale. Sur Telegram, il a déclaré : « L’attaque de missiles contre la capitale est toujours en cours. »
Klitschko a précisé que des immeubles résidentiels et non résidentiels situés sur les deux rives du fleuve Dnipro, qui traverse la ville, avaient été pris pour cible. Des équipes d’urgence ont été dépêchées sur les lieux. Des témoins de Reuters ont confirmé avoir entendu des explosions à travers la ville.
Ce bombardement intervient à un moment particulièrement sensible du conflit opposant l’Ukraine et la Russie depuis 2022, alors que des efforts diplomatiques menés par les États-Unis visent à mettre un terme à la guerre.
Zelensky fixe les conditions des élections
Dans un contexte d’escalade militaire, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que son pays n’organiserait d’élection présidentielle qu’après l’instauration d’un cessez-le-feu et l’obtention de garanties de sécurité claires.
« La question est très simple : instaurez un cessez-le-feu et des élections auront lieu », a déclaré Zelensky, soulignant que la loi martiale en vigueur depuis le début de l’invasion russe rend impossible la tenue d’un scrutin dans les conditions actuelles.
Des médias avaient récemment évoqué la possibilité d’annoncer une élection présidentielle dans les prochains mois. Zelensky a toutefois qualifié de « pure absurdité » le fait de lier cette éventualité à la date anniversaire de l’invasion russe.
Son mandat a officiellement pris fin en 2024, mais la poursuite de la guerre et l’état d’exception ont empêché l’organisation d’élections. Moscou, de son côté, remet en cause sa légitimité politique.
Pressions américaines et pourparlers à venir
Sur le plan diplomatique, Zelensky a appelé Washington à intensifier la pression sur Moscou si elle souhaite mettre fin à la guerre d’ici l’été. Il a indiqué que la Russie n’avait pas encore confirmé sa participation à un nouveau cycle de pourparlers de paix proposé pour la semaine prochaine.
Il a souligné que la fin du conflit ne dépend pas uniquement de l’Ukraine, mais nécessite l’exercice d’une pression réelle sur la Russie, tout en réaffirmant la disposition de Kiev à participer à une réunion trilatérale proposée, après deux cycles précédents restés sans avancée notable.
Selon des sources informées citées par l’Agence France-Presse, des responsables américains auraient proposé la tenue d’une réunion à Miami, tandis que le Kremlin a indiqué que la date du prochain cycle de négociations n’avait pas encore été fixée.
D’après l’agence, tout processus électoral éventuel se heurterait à d’importants obstacles logistiques et sécuritaires, notamment la sécurisation du scrutin, la participation de millions de réfugiés ukrainiens à l’étranger, ainsi que la nécessité préalable de parvenir à un accord de paix global.
Les sondages d’opinion révèlent par ailleurs un faible enthousiasme parmi les Ukrainiens quant à la tenue d’élections en temps de guerre.
