Grand Maghreb

Le mufti des Frères musulmans incite contre l’armée libyenne : Al-Ghariani soutient des groupes terroristes


Dans une nouvelle tentative de déstabilisation de la Libye et d’atteinte à son tissu national, Sadek Al-Ghariani, connu comme le « mufti des Frères musulmans et du terrorisme », a lancé des appels publics et explicites à l’incitation à la violence, exhortant à attaquer des positions des forces armées libyennes dans la région sud. Des observateurs y voient une manœuvre désespérée visant à brouiller les cartes et à semer le chaos dans le pays.

Par l’intermédiaire de son organe médiatique, la chaîne Al-Tanasuh, Al-Ghariani a salué l’attaque terroriste qui a récemment visé des points frontaliers dans le sud, notamment le poste d’Al-Toumi et la vallée de Bou Gharara, qualifiant les groupes assaillants de « jeunes » et appelant les autres habitants à les rejoindre.

Al-Ghariani ne s’est pas limité à une incitation morale : il a également appelé le Gouvernement d’unité nationale, qui lui est favorable, à fournir un soutien financier et militaire direct à ces groupes terroristes, dont l’objectif est de saper le contrôle sécuritaire et de faciliter les activités des réseaux de contrebande et de mercenaires.

Les récentes prises de position d’Al-Ghariani traduisent une stratégie fondée sur l’attisement du conflit interne chaque fois que la Libye se rapproche d’un seuil de stabilité ou d’un règlement politique. Des analystes estiment qu’à travers ces fatwas, Al-Ghariani cherche à entraver le processus démocratique en empêchant la tenue d’élections par l’intimidation armée, tout en accordant une « légitimité » factice aux groupes extrémistes afin qu’ils poursuivent leurs activités criminelles, en échange de la protection de sa position au sein de Dar al-Ifta. Cela s’ajoute à sa volonté de demeurer un acteur central de la scène politique en entretenant un état de « non-État » et de fragmentation sécuritaire.

Il convient de rappeler que la Chambre des représentants libyenne a démis Al-Ghariani de ses fonctions dès 2014. Malgré cela, il continue d’exercer un rôle jugé destructeur avec le soutien de forces de fait à Tripoli. Les positions d’Al-Ghariani ne cessent ainsi de confirmer qu’il constitue un « instrument de discorde », plaçant les intérêts de son groupe au-dessus de ceux de la nation et menaçant de transformer le sud libyen en un champ de bataille ouvert au service des agendas du terrorisme et de la contrebande transfrontalière.

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