Des consultations sécuritaires renforcent la coopération entre le Maroc et le Danemark dans la lutte contre la criminalité
Les consultations sécuritaires maroco-danoises de haut niveau tenues mardi à Rabat témoignent de la volonté du Royaume de consolider son positionnement en tant que partenaire sécuritaire fiable sur la scène internationale, dans un contexte marqué par la montée des menaces liées à la criminalité organisée transnationale et au terrorisme complexe.
Ces entretiens ont réuni le directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire, Abdellatif Hammouchi, et Michael Worm, directeur de la police et chef de l’unité nationale spécialisée dans la lutte contre la criminalité organisée au Danemark, dans le cadre d’une visite officielle effectuée par ce dernier à la tête d’une délégation sécuritaire spécialisée.
Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale, la rencontre a porté sur les moyens de hisser la coopération sécuritaire bilatérale à un niveau plus avancé, à travers l’instauration d’un cadre institutionnel et juridique structuré régissant la coopération entre les services marocains de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire et leurs homologues danois.
Ce cadre englobe l’échange d’expertises, l’assistance technique, le renforcement des programmes de formation policière conjointe, ainsi que le développement de la coopération opérationnelle dans les dossiers présentant une priorité sécuritaire.
Les discussions ont également permis d’évaluer le niveau de coopération bilatérale dans la lutte contre les réseaux de criminalité organisée transfrontalière, qui recourent désormais à des méthodes de plus en plus complexes et imbriquées, tirant parti des avancées technologiques et de l’interconnexion des circuits de trafic et de contrebande. Les échanges ont aussi abordé les enjeux liés à la mobilité des organisations terroristes aux niveaux régional et international, et la nécessité d’un renforcement de la coordination étroite et du partage rapide et efficace du renseignement.
Les deux parties ont souligné l’importance de consolider les mécanismes de coordination en matière de localisation et de poursuite des personnes recherchées au niveau international, ainsi que de faciliter les procédures d’extradition conformément aux législations nationales et aux conventions internationales pertinentes, afin d’éviter que tout espace géographique ne devienne un refuge sûr pour les criminels ou les individus impliqués dans des activités terroristes.
Les deux parties sont convenues, selon le communiqué, de donner la priorité à la signature prochaine d’un mémorandum d’entente commun constituant le cadre de référence de la coopération bilatérale. Ce mémorandum devrait jeter les bases d’une coopération sécuritaire solide et durable, reflétant la place avancée qu’occupe désormais le Maroc au sein du dispositif international de lutte contre la criminalité organisée, le terrorisme et l’extrémisme violent.
Ces consultations s’inscrivent dans la continuité de l’approche cumulative adoptée par le Maroc ces dernières années pour bâtir un modèle sécuritaire équilibré, combinant efficacité opérationnelle, respect de l’État de droit et investissement dans le capital humain. Les services de sécurité marocains ont acquis une expertise reconnue dans le démantèlement de réseaux criminels complexes, qu’ils soient liés au terrorisme, au trafic international de stupéfiants, à la traite des êtres humains ou à la criminalité financière transfrontalière, suscitant l’intérêt et l’estime de nombreux pays et institutions sécuritaires internationales.
La confiance dont jouissent les services de sécurité marocains, en particulier la Direction générale de la sûreté nationale et de la Surveillance du territoire, illustre le succès de l’approche préventive adoptée par le Royaume pour faire face aux menaces sécuritaires, en combinant un renseignement précis, des interventions de terrain maîtrisées et une coopération internationale étendue. Cette approche a permis au Maroc de jouer un rôle central dans la neutralisation de projets terroristes sur son territoire, ainsi que dans la fourniture de renseignements ayant contribué à la protection de la sécurité de pays partenaires.
Par ailleurs, l’ouverture du Maroc à la construction de partenariats sécuritaires multilatéraux reflète une conscience avancée du fait que les défis sécuritaires contemporains ne relèvent plus d’un seul État, mais constituent des menaces transfrontalières nécessitant des approches collectives et une coordination permanente entre les différents acteurs internationaux. Dans ce cadre, la coopération avec les pays d’Europe du Nord, dont le Danemark, s’inscrit dans une stratégie plus large visant à diversifier les partenariats et à échanger les meilleures pratiques dans des domaines sensibles tels que l’analyse des risques, le suivi des réseaux criminels et l’utilisation des technologies modernes dans l’action policière.
Cette rencontre confirme également l’engagement constant du Maroc à contribuer activement aux efforts internationaux visant à préserver la sécurité régionale et internationale, dans un environnement mondial marqué par l’enchevêtrement des crises et la montée des menaces non conventionnelles. De par sa position géostratégique, le Royaume est pleinement conscient que sa sécurité nationale est étroitement liée à celle de son environnement régional et de ses partenaires internationaux, ce qui explique sa détermination à renforcer continuellement ses capacités sécuritaires et son implication dans les réseaux de coopération internationale.
Les consultations maroco-danoises de Rabat ne traduisent pas seulement une volonté commune de renforcer la coopération bilatérale, mais aussi une reconnaissance internationale croissante du rôle central joué par le Maroc dans la lutte contre la criminalité organisée et le terrorisme, ainsi que de l’expertise sécuritaire qu’il a développée, faisant de lui un partenaire fiable et capable de contribuer efficacement au renforcement de la sécurité et de la stabilité aux niveaux régional et international.
