Taëz… une influence des Frères qui légitime la spoliation des terres et le meurtre de femmes
La province de Taëz connaît une escalade dangereuse des violations graves visant les citoyens et leurs biens, dans un contexte d’accusations croissantes contre des commandants militaires affiliés aux Frères musulmans, soupçonnés d’exploiter leur influence pour imposer une réalité faite de répression et de pillage systématique.
Le citoyen Abdullah Amir s’est plaint que Hamza Fadel, fils du commandant de l’axe militaire de Taëz, affilié au groupe des Frères musulmans, Khaled Fadel, ait procédé à la confiscation armée de son terrain privé.
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Selon une vidéo documentant l’incident, le fils du commandant militaire a entamé des travaux de creusement sur le site à l’aide d’engins lourds, ignorant totalement les fondements juridiques ainsi que les appels du propriétaire visant à faire cesser l’agression, dans une scène illustrant l’exploitation de l’influence militaire pour régler des comptes personnels et spolier les droits des civils.
Un crime odieux a secoué le district d’Al-Shamayateen, au sud-ouest de la province, lorsque des hommes armés affiliés aux milices fréristes contrôlant la zone ont exécuté une femme de sang-froid.
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Des sources locales dans la sous-préfecture de Bani Ali ont indiqué que les hommes armés avaient violemment agressé la victime avant de cibler son corps de balles, ce qui a entraîné sa mort immédiate.
Ce crime ravive le souvenir de l’affaire de la martyre Aftahan Al-Mashhari, dans un contexte où les autorités de fait des Frères offrent une protection aux criminels, empêchant ainsi toute justice effective.
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Ces événements rapides ont suscité une vague de colère populaire à Taëz, où des voix se sont élevées pour appeler le Conseil présidentiel de direction à agir d’urgence afin de soustraire la province à l’emprise des milices fréristes, qui ont transformé les zones dites « libérées » en terrains de pillage et d’assassinats systématiques sous couvert de l’institution militaire.
Des observateurs estiment que le silence des autorités compétentes face aux violations commises par les dirigeants de l’axe de Taëz et leurs éléments armés nourrit une culture de l’impunité et ouvre la voie à davantage de crimes visant les catégories les plus vulnérables, au premier rang desquelles figurent les femmes et les civils sans défense.
