Washington sur le point de former une commission palestinienne pour administrer la bande de Gaza
Le nom d’Ali Shaath émerge comme l’une des personnalités palestiniennes pressenties pour présider la commission de technocrates.
Le journal The New York Times a rapporté que les États-Unis sont proches d’annoncer la formation d’une commission palestinienne de technocrates chargée de gérer la bande de Gaza, avec des attentes quant à une annonce dès ce mercredi.
Le quotidien américain cite quatre responsables et six sources informées, selon lesquelles Ali Shaath, ancien vice-ministre palestinien de la Planification, a été choisi pour présider la commission, sans qu’aucun commentaire immédiat n’ait été émis du côté palestinien à ce sujet.
Selon le journal, Washington est sur le point de former une commission composée de technocrates palestiniens pour superviser la vie quotidienne dans la bande de Gaza, dévastée par la guerre israélienne.
Les sources, qui ont requis l’anonymat, ont indiqué que l’annonce de la commission pourrait intervenir mercredi, alors que des responsables palestiniens du mouvement Hamas et d’autres factions se réunissent en Égypte pour des négociations.
Mardi soir, le Hamas a annoncé l’arrivée de sa délégation de négociation, dirigée par Khalil al-Hayya, chef du mouvement dans la bande de Gaza, dans la capitale égyptienne Le Caire, afin de mener des discussions sur la poursuite de la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu et l’ouverture du point de passage de Rafah.
Selon un communiqué du mouvement, la délégation doit rencontrer des dirigeants des forces et factions palestiniennes pour discuter des évolutions politiques et sécuritaires rapides dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée.
Le nom d’Ali Shaath a ainsi émergé comme l’une des personnalités palestiniennes envisagées pour prendre la tête de la commission de technocrates. Originaire de Gaza, Shaath, dont la nomination est attendue, réside actuellement en Cisjordanie et a occupé plusieurs postes au sein du gouvernement palestinien.
Conformément au plan américain, la commission technocratique sera placée sous la supervision de ce qui est appelé le « Conseil de la paix », dirigé par le président américain Donald Trump, et devrait inclure des dirigeants mondiaux dont les noms seront annoncés ultérieurement, selon le journal américain.
De son côté, le Wall Street Journal a rapporté, citant des responsables américains, que l’administration de Washington annoncera ce mercredi le passage à la deuxième phase du plan de Trump pour Gaza, ainsi que la formation d’une commission composée de 15 Palestiniens pour administrer temporairement le territoire.
Les responsables ont souligné que cette étape permettrait de passer de la phase de cessation de la guerre à celle de la gouvernance du territoire et de sa reconstruction, une phase que l’administration américaine intègre dans ce qu’elle appelle la deuxième étape du plan de cessez-le-feu.
Selon le quotidien américain, les États-Unis devraient annoncer les noms des 15 Palestiniens membres de la commission nationale chargée de l’administration de Gaza, laquelle sera responsable de la gestion quotidienne du territoire, y compris les services publics, l’éducation et l’assainissement.
Le journal précise, citant les responsables, que Nikolay Mladenov, ancien envoyé spécial de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient et ancien ministre des Affaires étrangères de la Bulgarie (2010-2013), sera nommé nouveau haut représentant du « Conseil de la paix » présidé par Trump.
Concernant la nature de ses fonctions, les responsables ont indiqué que Mladenov agira comme un lien entre la commission des technocrates palestiniens et le Conseil de la paix.
Le 29 septembre dernier, Trump avait annoncé un plan de cessez-le-feu à Gaza composé de 20 points, incluant la libération des prisonniers israéliens, l’arrêt des hostilités, le désarmement du Hamas, le retrait d’Israël du territoire, la formation d’un gouvernement de technocrates et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.
La première phase de l’accord est entrée en vigueur le 10 octobre dernier. Israël l’a toutefois violée à plusieurs reprises et a retardé le passage à la deuxième phase, ce qui a entraîné la mort et la blessure de centaines de civils palestiniens.
