L’éducation défie le terrorisme : reprise des cours dans le nord du Nigeria malgré les menaces

Les écoles de certaines régions du nord du Nigeria ont commencé à rouvrir leurs portes lundi, après plusieurs mois de fermeture consécutifs à l’enlèvement de centaines d’élèves en novembre dernier.
Les opérations d’enlèvement survenues l’année passée ont mis en lumière la grande vulnérabilité des infrastructures éducatives dans une zone durement touchée par l’activité de bandes criminelles et de groupes terroristes.
Les établissements scolaires ont repris leurs activités académiques au cours du trimestre actuel, après que le gouvernement fédéral a affirmé, dans une circulaire publiée le mois dernier, que le renforcement des mesures de sécurité avait permis de créer un environnement plus sûr pour le retour des élèves.
Aucune précision supplémentaire n’a toutefois été fournie.
Dans l’État du Niger, au centre du Nigeria, où plus de 300 élèves et membres du personnel avaient été enlevés en novembre, la majorité des écoles demeurent fermées pour des raisons de sécurité, selon les autorités locales.
En décembre dernier, les États-Unis ont mené des frappes contre ce qu’ils ont qualifié de positions du groupe État islamique au Nigeria, accusé de cibler et de tuer avec une extrême brutalité, principalement des chrétiens innocents, à des niveaux qui n’avaient pas été observés depuis de nombreuses années, voire depuis des siècles, selon une publication de Donald Trump sur sa plateforme de réseau social Truth Social.
Le ministère nigérian des Affaires étrangères a réagi à ces frappes en déclarant que les États-Unis avaient mené des frappes aériennes de précision contre des cibles terroristes au Nigeria.
