L’abri à Gaza… une bataille pour la survie après la guerre
Le sifflement des bombardements s’est tu au-dessus de leurs têtes, mais leur combat quotidien pour survivre se poursuit, avec la même amertume qui s’échappe des fissures des tentes délabrées.
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Pour les habitants du territoire sinistré, la vie est aujourd’hui une course quotidienne, épuisante, pour échapper à la mort, une grande partie des infrastructures étant détruite et l’électricité n’étant disponible qu’exceptionnellement.
Des centaines de milliers de personnes vivent sous des tentes, après avoir été déplacées à plusieurs reprises au cours des deux dernières années en raison de la guerre déclenchée après l’attaque du Hamas contre Israël en octobre 2023.
Même les tentes ne parviennent plus à accueillir le grand nombre de déplacés ni à résister aux fortes pluies et aux vents violents de l’hiver. Les scènes de souffrance sont devenues familières dans toute la bande de Gaza, dont la population dépasse les deux millions d’habitants.
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Le refuge… une épreuve
Selon le bureau du porte-parole du secrétaire général de l’ONU, environ un million de personnes, soit la moitié de la population du territoire, ont encore un besoin urgent d’aide en matière d’hébergement.
Le bureau a indiqué que le besoin d’aide pour fournir des abris demeure, malgré la distribution par les travailleurs humanitaires de milliers de tentes, de centaines de milliers de bâches et d’autres matériaux dans l’ensemble du territoire depuis le cessez-le-feu.
Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires a rapporté que les humanitaires à Gaza continuent d’aider les familles les plus vulnérables, les rigueurs de l’hiver laissant des centaines de milliers de Palestiniens lutter dans des tentes temporaires endommagées par la pluie, le vent et l’eau de mer.
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Parallèlement, les partenaires onusiens œuvrant dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène font face à des difficultés dans la gestion des déchets solides.
Cela se produit alors que l’écart s’accroît entre les déchets collectés et ceux accumulés, en raison de l’impossibilité d’accéder aux décharges, des infrastructures endommagées et du manque de carburant, selon le porte-parole.
Appel à revenir sur la décision
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé vendredi Israël à revenir sur sa décision d’empêcher l’entrée de nombreuses organisations humanitaires internationales dans la bande de Gaza, selon un communiqué de son porte-parole.
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Stéphane Dujarric a déclaré que Guterres était « très préoccupé par l’annonce des autorités israéliennes de suspendre les activités de nombreuses ONG
internationales dans les territoires palestiniens occupés » et qu’il « appelle à revenir sur cette mesure ».
Il a souligné que ces organisations internationales sont « indispensables à l’action humanitaire vitale » et que cette suspension « menace de saper les progrès fragiles réalisés durant le cessez-le-feu » à Gaza.
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Israël a confirmé jeudi qu’elle empêcherait 37 grandes organisations humanitaires internationales d’entrer dans la bande de Gaza, les accusant de ne pas avoir fourni la liste de leurs employés, exigée officiellement désormais pour des raisons « sécuritaires ».
Cette mesure suscite des craintes d’un retard supplémentaire dans l’acheminement de l’aide à Gaza, dévastée par deux années de guerre, où la majorité de la population a un besoin urgent d’abris, de soins et de nourriture.
