Israël et l’interdiction des organisations humanitaires à Gaza : une alerte onusienne et des appels à revenir sur la décision
Avec l’interdiction imposée par Israël à 37 grandes organisations humanitaires internationales d’entrer dans la bande de Gaza, le secrétaire général de l’ONU est intervenu dans la crise, exprimant son inquiétude et appelant Tel-Aviv à annuler cette mesure.
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Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé Israël à revenir sur sa décision d’empêcher l’accès de nombreuses organisations humanitaires internationales à Gaza.
Stéphane Dujarric a déclaré que Guterres était « très préoccupé par l’annonce des autorités israéliennes de suspendre les activités de nombreuses ONG internationales dans les territoires palestiniens occupés », ajoutant qu’il « appelle à revenir sur cette mesure ».
Il a souligné que ces organisations internationales sont « indispensables au travail humanitaire vital », avertissant que la décision israélienne « menace de saper les progrès fragiles réalisés durant le cessez-le-feu » à Gaza.
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Restrictions israéliennes
Il a exprimé son regret en disant que « cette annonce s’ajoute à des restrictions précédentes qui ont ralenti l’entrée de denrées alimentaires, de médicaments, de produits d’hygiène et d’abris essentiels à Gaza. Cette dernière décision aggraverait la crise humanitaire que connaissent les Palestiniens ».
Israël a confirmé, jeudi, qu’elle empêcherait 37 grandes organisations humanitaires internationales d’entrer dans la bande de Gaza, les accusant de ne pas avoir fourni la liste de leurs employés, désormais exigée officiellement pour des raisons « sécuritaires ».
Cette mesure suscite des craintes d’un nouveau retard dans l’acheminement de l’aide à Gaza, détruite par la guerre depuis deux ans, où la majorité de la population a un besoin urgent de logement, de soins et de nourriture.
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Elle reflète également la volonté d’Israël de surveiller les employés palestiniens, ce que certaines ONG considèrent comme illégal.
Ces organisations incluent des acteurs majeurs de l’action humanitaire, parmi lesquels Médecins sans frontières, le Conseil norvégien pour les réfugiés, Care, World Vision et Oxfam.
Officiellement, les nouvelles réglementations ne s’appliquent qu’à Gaza, mais les ONG ont déjà exprimé leur inquiétude qu’elles puissent s’étendre à l’avenir à la Cisjordanie occupée.
