Guerre des rumeurs… Les mensonges des Frères musulmans se brisent sur le roc du Sud du Yémen
Après leur échec militaire, la machine médiatique conjointe des Frères musulmans yéménites et de leurs alliés s’est tournée vers une guerre de rumeurs dans le Sud.
Une guerre qui s’est brisée sur le roc de la conscience sud-yéménite, laquelle a bravement repoussé ces rumeurs visant à semer le chaos dans l’est du pays par des mensonges évidents.
Une série de rumeurs diffusées a été recensé par les relais des Frères musulmans au Yémen et par des médias locaux et arabes favorables, notamment : l’allégation d’« enlèvement du directeur du port d’Al-Mokha », des « affrontements à Al-Mahra », le « pillage du camp de l’aéroport de Riyan » et un document falsifié concernant le « pillage de la taxe sur le qat » dans la vallée d’Hadramaout.
Enlèvement du directeur du port d’Al-Mokha
- Allégation : des éléments armés du Conseil de transition seraient derrière l’enlèvement de l’ingénieur Salim Basamir, directeur du port d’Al-Mokha.
- Réalité : des hommes armés non identifiés ont enlevé le président du conseil de la société des ports de la mer d’Arabie, l’ingénieur Salim Basamir, devant son domicile à Al-Mokha. Les forces de sécurité mènent des investigations pour déterminer les auteurs.
Une source sécuritaire a confirmé que la ville est sous contrôle militaire des forces d’élite d’Hadramaout, lesquelles, en coordination avec les autorités, enquêtent sur l’enlèvement.
La direction locale du Conseil de transition du Sud à Hadramaout a démenti toute implication, affirmant qu’elle « suit de manière responsable l’affaire en coordination avec les autorités compétentes afin d’identifier les véritables auteurs et de préserver la sécurité et la stabilité de la région ».
Pillage à l’aéroport de Riyan
- Allégation : certains médias ont affirmé, citant le gouverneur d’Hadramaout, que l’aéroport de Riyan aurait été pillé après le retrait des forces émiriennes, et que des affrontements auraient eu lieu.
- Réalité : une source sécuritaire a confirmé qu’aucun pillage ni affrontement n’a eu lieu et que le commandement de la deuxième région militaire est responsable de la sécurité de l’aéroport, et non les autorités locales.
Le commandement militaire a dénoncé ces rumeurs et mis en garde contre toute manipulation visant à « troubler la sécurité et la stabilité ».
Affrontements à Al-Mahra
- Allégation : des militants pro-Frères musulmans ont prétendu que des combats ont éclaté à Al-Ghaydah, capitale d’Al-Mahra, entre les forces gouvernementales du Sud et les habitants.
- Réalité : des responsables sécuritaires et locaux ont confirmé qu’aucun affrontement n’a eu lieu et que les tirs observés provenaient d’une célébration de mariage, les forces de sécurité traquant les responsables.
Taxe sur le qat
- Allégation : des documents circulant parmi les proches des Frères musulmans affirmaient que le Conseil de transition aurait pris le contrôle des ressources souveraines dans la vallée d’Hadramaout en imposant la taxe sur le qat hors du cadre étatique.
- Réalité : le Conseil exécutif adjoint du Sud à Hadramaout a démenti ces documents, les qualifiant de « clairement falsifiés et sans lien avec le Conseil ». Le communiqué précise que les formulations de la lettre, telles que « selon les directives du bureau du président et du plus haut niveau », ne sont jamais utilisées dans la correspondance officielle et démontrent la tentative de tromper l’opinion publique.
Le communiqué insiste : le Conseil de transition n’a aucun lien avec les taxes sur le qat ou toute autre taxe, qui restent sous l’autorité des institutions compétentes.
Ces rumeurs font partie d’une campagne organisée par les relais des Frères musulmans et le président du Conseil présidentiel Rashad Al-Alimi, incluant des allégations selon lesquelles les forces gouvernementales du Sud auraient quitté leurs positions à Hadramaout, alors qu’il s’agissait de fausses informations concernant une opération conjointe avec les forces de l’Armée du Bouclier de la Patrie.
Objectif des rumeurs
Selon le Conseil de transition, ces rumeurs sont financées par des parties connues et visent à falsifier la réalité, déstabiliser la sécurité et la stabilité dans la vallée et le désert d’Hadramaout, et saper les succès et victoires obtenus par les forces gouvernementales du Sud et les institutions de l’État.
